Une basse ronflante, une batterie répétitive, des guitares discrètes mais acérées et une voix déclamée sur un ton relativement neutre constituent l'ossature des morceaux de cette plaque. S'il fallait classer Ink dans une catégorie, les possibilités seraient réduites. Post rock ? Rock délicat ? Une chose est sûre, on s'y énerve très peu. Tous les ingrédients d'une musique contemplative et rêveuse sont ici réunis. Les paysages traversés seraient à coup sûr désertiques. Ou alors jalonnés de rencontres décalées et toujours hors du commun. On cherchera l'originalité majeure dans l'utilisation judicieuse de cuivres qui colore l'ensemble d'une dimension de voyage, d'un éternel va-et-vient géographique. Je recommanderai donc cet opus à ceux qui ne se sont toujours pas remis du split de June of 44' et qui jugent Tarwater trop abyssal et hermétique.

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