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Alexis Korner nous a quittés voici juste vingt ans. Et il mérite à coup sûr l'étiquette de père du blues anglais. Flanqué de son ami Cyril Davies, il jouait le blues fin des années 50, à Londres. En 1962, il fondait la véritable première formation de blues anglais : le Blues Incorporated. Dans toute bonne discothèque blues, doit figurer un témoignage de cette époque glorieuse ; et je pense tout particulièrement au célèbre "R&B from the Marquee". Ce double album constitue également un document très intéressant pour illustrer la 2ème partie de la vie musicale d'Alexis. Sous-titré "Alexis Korner Anthology 1967 – 1982", il résume en plus de deux heures, quinze années d'aventures musicales diverses. Car cet artiste ne se focalisait pas sur un seul genre ; il développait sans cesse de nouvelles expériences. Il était également devenu un découvreur de talents, offrant même leur chance à bon nombre de musiciens anglais. C'est à ce titre que l'album est très recommandé.

La présentation de chaque plage serait fastidieuse, mais il est bon de savoir que l’histoire de cet elpee débute en novembre 1967, par un très beau "Corina, Corina". Alexis se réserve le chant et la guitare. Il y est uniquement accompagné par Victor Brox, figure de proue de l'Aynsley Dunbar Retaliation, au chant, au piano et au cornet. En septembre 1968, il opère sous la forme d’un trio pour attaquer "Operator" et "Steel away". Robert Plant est au chant et à l’harmonica, Steve Miller aux claviers. Cet épisode s’est produit quelques jours avant que Plant ne rejoigne les Yardbirds qui allaient devenir Led Zeppelin. Alexis appréciait les artistes en herbe. Et en particulier le Free, une formation drivée par le chanteur Paul Rogers et le bassiste Andy Fraser. En septembre 69, ils se réunissent en compagnie du groupe New Church, pour interpréter plusieurs plages dont "Mighty mighty Spade and Whitey". Ils reçoivent, en outre, le concours du guitariste danois Pete Thorup et d’une armée de cuivres, reflet de la scène jazz anglaise particulièrement dynamique d'alors. En 71, on le retrouve aux côtés de Zoot Money, une célébrité de la scène R&B locale, pour chanter "Lo and behold". L’intéressant "One scotch, one bourbon, one beer" date de 72. Mel Collins, Boz Burrell et Ian Wallace, musiciens qui sévissaient alors chez King Crimson, sont de la partie. Il chante en compagnie du regretté et talentueux Steve Marriott (Humble Pie), "I don't know". "Oo-Whee baby" est un rockin' blues allègre soutenu par le piano de Tim Hinkley, les cordes de son fidèle Pete Thorup et le sax de Mel Collins. Soutenu par un front de cuivres, il se révèle très swing tout au long de "Captain America". Mais aussi très roots, pour échanger un duo avec l'harmoniciste Duster Bennett, en juillet 73, sur "Vicksburg Blues".

Le second CD s’ouvre par une adaptation du "Get off my cloud" des Rolling Stones. Nous sommes en septembre 74. Keith Richard, Steve Marriott, Peter Frampton et Nicky Hopkins sont de la fête. Excusez du peu ! Un document, c’est une certitude ! En 75, il chante le "Spoonful" de Willie Dixon, en solo. Seul, face au public allemand de Mayence. Il y démontre qu'il est incontestablement un vrai bluesman. Flanqué de Thorup, il chante avec le funky "You got the power", un fragment sur lequel Dick Morrissey (ex-If) se réserve le sax ténor. En 77, il chante en solitaire une autre cover des Rolling Stones, "Honky Tonk woman". Un nouveau témoignage historique remonte à 1978 : "Hey pretty mama". Chris Farlowe chante. Eric Clapton partage les guitares avec Alexis. Zoot Money se réserve le piano et le jazzman John Surman se consacre au sax baryton. En 1979, il s'assied derrière le piano pour chanter avec émotion le "How long blues" de Leroy Carr. L'année suivante, il s'attaque à "Got my mojo working" épaulé par son fidèle et talentueux bassiste, Colin Hodgkinson. Les dernières plages datent de juin 1982 et ont été réalisées en duo avec Colin, dont les deux célèbres "Big boss man" et "High heeled sneakers". Désormais malade, Alexis devait s'éteindre le 1er janvier 1984, à l'âge de 55 ans. Il avait été sa vie durant un musicien ouvert et productif. Il restera celui qui mérite incontestablement le titre de père du blues européen. Que les amateurs de blues reconnaissent que ce mouvement, essentiellement productif dans les années 60, a sans doute permis au blues de retrouver un vaste public et aux vrais créateurs du blues, d'un peu mieux vivre de leur musique.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Alexis Korner
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Castle
  • Date: 1998-12-31
  • Rating: 0
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