Revoilà l'énigmatique Sy Klopps. Un musicien de San Francisco, autrefois proche de Steve Miller et des musiciens de Journey. Sy s'appelle, en réalité, Herbie Herbert. Un ancien manager de rock'n'roll, devenu Klopps à la suite d'un gag. En fait, il a bénéficié d'un maximum de pub avant d'avoir joué la moindre note. Une anecdote qui remonte à 1986. Il faudra cependant attendre 1993 pour voir l'arrivée d'un 1er album "Walter Ego", attribué au Sy Klopps Blues Band. Un 2ème elpee, "Old blue eye is back" suit en 97.
Sy aime le blues, mais surtout lorsqu'il est teinté de cuivres. Il nous propose ici du R&B soft, largement coloré de soul, qu'il interprète entouré d'un big band au grand complet. L'ennui, c'est qu'il ne possède ni la voix, ni la puissance, nécessaires pour aborder le style. Quand il attaque "Running blue" de Bo Scaggs, il entre dans un univers cuivré, dirigé par le saxophoniste harmoniciste Michael Peloquin. A charge d'Herman Eberitzsch de bien dresser le décor, à l'aide de son orgue. Sans quoi, sa voix fine et veloutée, est capable de l'entraîner dans les milieux soul blue. Comme lors de la reprise de "Wherever I lay my hat" de Marvin Gaye , fouettée par la guitare un tantinet hard de Ralph Woodson ; et sur "You gotta move" de Sam Cooke. Peloquin passe à l'harmonica sur "Cryin' for my baby". Un blues bien musclé sur fond de cuivres bien soudés. "The rock" est une jolie ballade, aux accents country rock. Les Eagles auraient pu le chanter. "Living in the house of blues" sonne bien plus blues, mais la guitare reste bien étrangère aux repères de cette musique. Un album assez mitigé, dont l'intérêt n'est certes pas vital.

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