‘Mord-moi!’ clame-t-on ! Mais je me demande bien qui a été mordu, car voilà un album qui explose de partout et qui déborde d'énergie. Mais quelle mouche les a donc piqués ? Joe concède une bonne part de "Bite me!" à son inspiration rock, mais ne nous y trompons pas, il reste pas mal de blues à se mettre sous la dent.
Pour démarrer, Joe empoigne sa guitare et souffle dans le talkbox, comme Peter Frampton le faisait si bien dans les 70s. "If you know what I'm sayin' " est assez éloigné du blues, mais possède un rythme très prenant qui invite à la danse. "Bite me", bien plus encourageant, se dessine sur un rythme issu des bayous, avec la guitare réverbérée de Bnois King. "That's no way" est une charmante ballade qui vaut surtout par l'impeccable partie vocale de King. Le rock and roll déménage sur "All about that thang". La nouvelle section rythmique, composée de Jerry Hancock et de Jas Stephens, libère pas mal de groove ; et l'invité Kaz Kazanoff accorde un bijou de solo sur son sax ténor. Le shuffle texan fait sa rentrée avec "Lay it on me, Leona". C'était la rampe de lancement attendue. La guitare de Joe se libère, Bnois peut enfin chanter "I gotta have it", sur un blues très rythmé. Le tempo ralentit pour le long blues "Ready to learn". Kaz souffle dans l'harmonica, Joe torture sa guitare. "Player got played" est un blues classique. La guitare mesurée disserte avec classe devant la section de cuivres. Alors que Smokin' Joe devient insatiable, l'album se referme. Dommage, car en finale "I know that's right" offre un bouquet de cordes réunis par Joe et Bnois. Blouseux, ne vous arrêtez surtout pas aux premiers titres !

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