Huit titres sur le cinquième opus de cette formation italienne, de Cavriago, un petit patelin sis près de Reggio, en Italie. Son premier disque remonte à 1998 et on leur doit déjà une discographie conséquente. On ne compte d’ailleurs plus les Eps, collaborations, et multiples projets en solitaire menés par les différents musiciens. Ils sont cinq au sein du line up : Jukka Reverberi et Corrado Nuccini se partagent les guitares et le chant, Luca Di Mira se charge des claviers, Mirko Venturelli de la basse, de la clarinette et du saxophone et Emanuele Reverberi du violon ainsi que de la trompette. Sans oublier le drummer Andrea Mancin qui a remplacé Francesco Donadello, en 2011.
Mais ce qui donne la tonalité de leur expression sonore ce sont ces cordes de guitares tintinnabulantes. Pensez à House of Love, Sad Lovers & Giants ou encore Galaxie 500. Le tout au sein d’un climat de mélancolie douce, enrobé par les interventions subtiles des différents autres instruments. Plus enlevé, le tempo peut se faire new wave. Indolent, il laisse alors la place aux accords de gratte sèche ou semi-acoustiques, en picking. La basse est cotonneuse. Mais la musique oscille constamment entre psychédélisme, shoegaze, dream pop, noise et post punk. L’un des deux vocalistes possède un timbre profond et l’autre limpide. Caractérisé par ses changements de rythmes, tout en crescendo, « Flat heart society » clôt l’opus en beauté. Un titre qui aurait pu figurer sur un album de Sophia, au sommet de son art…
Giardini Di Mirò veut peindre, à travers sa musique, inconsciemment ou intentionnellement, la beauté et le parfum de sa terre, les visions de ses espaces ouverts, depuis les tracés en ligne droite jusqu’au parallélisme de ses paysages, tout en soulignant les contrastes entre la vie moderne et rurale…
Je suis tombé sous le charme. Un must !

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