Aynsley est un jeune espoir du blues rock d'outre-Manche. Pas étonnant, dès lors, que de plus en plus de monde s'intéresse à lui. Thomas Ruf qui comptait déjà Walter Trout dans son écurie, a décidé de le prendre sous son aile protectrice. Le jeune homme a du talent et une voix qui passe bien dans le style. Particulièrement dense, le boogie rock lâche ses décibels sur "Everything I need". Il est vrai que la production est assurée par Jesse Davey des Hoax. Cette plage se fond dans la suivante, "Angel o' mine". Une composition au tempo plus lent, mais à la mélodie accrocheuse. Aynsley se sent manifestement plus à l'aise sur ce terrain. "Soundman" trempe dans un Rockin' blues à nouveau proche des Hoax. Retour au calme ! Pour interpréter "As the crow flies" de Tony Joe White, l'électricité est même coupée. Lister se révèle le plus à l'aise dans les tempos lents, à l'instar de "Without U". A moins que ce ne soit sa voix qui s'y prête le mieux. Lister est un bon guitariste. Lorsqu'il se concentre sur son manche et ne tombe ni dans la facilité ni les effets, il peut alors devenir intéressant ; très Proche de Freddie King même, comme sur l'instrumental "Quiet boy!". Sans quoi son rockin' blues, destiné à un public plus jeune, reste agréable à l'oreille. Il se souvient qu'il existait en Angleterre un très grand guitariste du blues appelé Peter Green. Ce souvenir lui inspire le très lent et confidentiel "Need her so bad". La plus belle pièce de l'album ! Il termine par "Little wing", un hommage à l'une de ses références, l'inoubliable et mythique Jimi Hendrix…

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