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Holy Wood

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Brian Warner est né malin. Non seulement il a l'art de provoquer, mais il a rendu cet art particulièrement lucratif. Plus il provoque, plus il indigne ; et plus il indigne, plus il récolte de succès. Un goût de l'excès qui secoue tellement les Yankees, que des ligues anti Marilyn Manson ont commencé à fleurir au quatre coins des States. Surtout depuis la fusillade de Littleton du 20 avril 1999. Un carnage que ces mêmes associations ont mis sur le dos de la philosophie de ce grand guignol. N'importe quoi ! Comme si le libéralisme en matière de vente et de détention d'armes n'était pas la véritable cause de cette tragédie. Et puis rien de tel pour distraire la vigilance de la population, face aux véritables problèmes qui secouent les Etats-Unis d'Amérique, aujourd'hui. Faut avouer quand même qu'il n'y va pas de main morte. Faisant même croire qu'il est un fervent défenseur du satanisme, de la drogue, de la pornographie, du chaos, du meurtre ou même du suicide. C'est à dire les tabous qui balisent la conscience du peuple de l'oncle Sam. Pourtant, lorsqu'on analyse ses textes ou ses déclarations incendiaires, on se rend compte que son message n'est peut être pas aussi destructeur qu'il n'y paraît. En fait, Brian utilise le second (si pas le troisième !) degré pour remettre en cause l'American way of life, amplifiant les conséquences pour mieux débusquer ses défauts, son incohérence. Cet adepte de Nietzsche vient d'ailleurs de sortir un deuxième bouquin qui traite de cette question, mais aussi de sujets aussi brûlants que la haine, la violence ou l'éducation, thèmes qui le taraudent au plus profond de lui-même.

Mais venons en à son nouvel opus, " Holy Wood ", premier volet d'un triptyque qu'il avait terminé par " Anti Christ Superstar " en 1996, et dont l'échelon intermédiaire, " Mechanical animal ", remonte à 1998. Toujours ce besoin de retourner l'ordre des événements ! Et ce nouvel opus est franchement impressionnant. Je ne m'attarderai plus sur l'aspect thématique des compositions, mais plutôt sur la musique. Que je qualifierai d'électro métal d'excellente facture. Et vu la qualité de la solution sonore, des gens comme Korn, Limp Bizkit ou Slipknot, peuvent carrément aller se rhabiller. Pour bien planter le décor, les spectres de Christian Death, de Bowie circa " Ziggy Stardust ", d'Alice Cooper, de Sisters of Mercy, et de Nine Inch Nails sont toujours bien présents. Par contre, hormis " Disposable teens ", le glam glitterien qui prévalait sur le précédent elpee a presque complètement disparu. Il laisse ainsi, nonobstant l'un ou l'autre fragment plutôt musclé tel que " The love song ", " The fight song " ou " Burning Flag ", la place à une musique beaucoup plus atmosphérique. Atmosphérique, métallique, énigmatique et sulfureuse. On est même particulièrement surpris lorsque Marilyn Manspn flirte l'intensité électrique d'un Radiohead sur " Target audience " et " Valentine's day ". Mais un Radiohead qui aurait été endoctriné par Bauhaus. Maintenant, je ne le répéterai jamais assez, il faut prendre beaucoup de recul par rapport à ce personnage. En prendre et en laisser, si vous préférez. Ce n'est ni un extra-terrestre, ni Belzébuth réincarné. Le plus grand risque serait peut-être qu'il fonde une secte. Et personnellement je n'en serais pas surpris. Surtout lorsqu'on sait que cet homme d'affaires vient de racheter une multinationale de crème glacées. Evidemment, pour d'éventuels futurs disciples, ce genre d'information jette un froid…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Marilyn Manson
  • Genre: Metal/Prog/Noise
  • Label Prod: ()
  • Date: 2000-12-31
  • Rating: 0
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