Faut pas être cartomancienne pour comprendre que cet elpee constitue le cinquième enregistré par Pizzicato Five chez Matador. Un disque qui fait, bien évidemment, la part belle à la pop synthétique, kitch et sophistiquée. Mais pour la circonstance, le duo japonais a décidé de napper le tout d'orchestrations et d'arrangements puisés dans les 60's et le début des 70's. Pas le rock, contrairement à ce que vous pourriez penser. Mais le music-hall, le jazz, le disco et surtout la variété. Des formes musicales qui étaient en vogue, à cette époque, en Italie. Et c'est dans ce contexte que Pizzicato Five a décidé de nous replonger. Ce qui donne une coloration ‘easy listening’ (NDR : qui a dit eurovisionnaire ?) à leur démarche, rappelant même parfois le cinoche de cette période. Ou plus exactement les bandes cinématographiques de longs métrages qui ont pu mettre en scène feu le célèbre acteur, Marcello Mastroiani… Ah oui, j'allais oublier, Maki Nomyia chante également sur ce support sonore. La plupart du temps en nippon. Et même lorsqu'elle s'exprime dans la langue de Shakespeare, son savoureux accent du soleil levant trahit ses origines. Et ce n'est pas la reprise de " Tout, tout pour ma chérie ", écrite par Michel Polnareff, qui y changera quelque chose. Faut croire que pour ces maîtres de la pop artificielle, c'est toujours 1969 !

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