Après avoir commis le très intéressant " Solex vs the hitmester ", en 1998, Solex nous revient avec un deuxième album. Un disque toujours aussi complexe, expérimental, dont le mélange de pop, de lo-fi, de jazz, de bossa nova et de techno est contrebalancé par le timbre vocal glacé, doucement puéril d'Elisabeth Esselink. Intelligemment orchestrée, truffée de bruitages, de samples, de boucles et de rythmes angulaires, la musique de Solex déferle avec une force hypnotique, une sensibilité ésotérique et un intimisme capricieux. Pour enregistrer cet opus, Elisabeth s'est quand même entourée de quelques collaborateurs. Pas pour manipuler des machines, mais pour jouer des drums, des percussions, de la guitare ou de la clarinette. Un disque tout à fait original, undeground dans le sens le plus pur du terme, même si en cherchant bien on y retrouve l'une ou l'autre trace de Raincoats, de Delta 5, voire de Beck dans ce qu'il a imaginé de plus marginal...

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