Fondé en 1979, Spandau Ballet était, à l'origine, considéré comme un groupe poseur, élitiste, juste bon à peupler les potins mondains et les rubriques de mode. Et pourtant ! C'est en faisant les beaux jours du Blitz londonien de Steve Strange que le quintette rencontre Richard Burgess, grand manitou du label Landscape. Résultat des courses, le combo se décide à enregistrer un single : " To cut a long story short ". Le succès est immédiat. Et à partir de cet instant, une pluie de hits va commencer à s'abattre sur les charts britanniques : " Glow ", " Chant n°1 ", " Paint me down ", " Instinction ", " True ", etc., sur une période qui ne dépassera pas quatre années. La formation devient ainsi, malgré elle, le reflet musical d'une certaine génération, qu'on taxera par la suite de néoromantique. En fait, à l'instar de celle des eighties, leur musique ne s'adressait plus seulement aux oreilles et au cerveau. Mais aussi et surtout au corps. A cause de cette approche funk de la compositions. Mais un funk blanc mâtiné de soul américaine. Ce que des gens comme Bowie ou Talking Heads, avaient bien compris avant eux. Spandau Ballet ouvrait ainsi une porte à une nouvelle sensibilité pop crédible mais populaire, dansante mais ambitieuse. Sans pour autant répondre au synthétisme new wave, comme l'Angleterre en connaîtra à profusion, à cette époque. La qualité des compositions y était sans doute pour quelque chose. Des compositions littéralement ciselées par Gary Kemp, maître à penser du combo. Son style impeccable et emphatique finira malheureusement par s'enfoncer dans ses propres stéréotypes. Et après quatre albums, l'ensemble disparaîtra… Pour les nostalgiques de cette légende, cette compile est une véritable aubaine, puisqu'elle réunit l'intégralité des hits de Spandau Ballet. Depuis l'inévitable " To cut a long story short " à " Gold ", en passant par " Paint me down ", " Instinction ", " Chant n° 1 ", " True ", " Only when you leave ", et bien d'autres…

Nederlands
Français 
