Cette collection de R&B a donc inspiré les Blues Brothers. Nous pénétrons dans l'univers des frères Jake et Elwood Blues ; et pour entrer dans ce film, rien de tel que le "Peter Gunn Theme" du créateur, Henry Mancini. Une chanson qui remonte quand même à 1959. Dans le même esprit, une autre musique de série TV : "Rawhide" par Frankie Laine. Souvenez-vous du jeune cow-boy, Clint Eastwood ! Et pour rester dans le western, "Ghost riders in the sky" par Vaughan Monroe. La fête du R&B est lancée. Le parfum Stax est de rigueur. On retrouve ainsi successivement Otis Redding sur "I can't turn you loose", Solomon Burke dans l'irrésistible "Everybody needs somebody to love", Sam & Dave et son célèbre "Soul man" ; et enfin Wilson Pickett pour "6345789". D'autres styles sont également abordés. Le swing, a l'instar du "Hey Bartender" de Floyd Dixon en 1954, "Flip flop and fly" pour le shouter Big Joe Turner en 55. Sans oublier le doowop, les Chips avec "Rubber biscuit". Et puis, si ces frères se nommaient Blues, c'est qu'ils aimaient cette musique. Une opportunité pour Junior Wells d'exécuter "Messing with the kid", Willie Mabon "I don't know", Billy Boy Arnold "I ain't got you", John Lee Hooker "Boom boom", et bien sûr ce bon vieil Albert King "She caught the Katy". N'oublions pas la présence de ce titre inoubliable, le meilleur du Spencer Davis Group : "Gimme some lovin". Chanté divinement par Stevie Winwood et nappé par ce son d'orgue qu'on croirait venu tout droit de Memphis. En finale, chacun reprendra "Sweet home Chicago" rehaussé, pour la circonstance, par la présence de l'harmoniciste Junior Parker.

Nederlands
Français 
