Le célèbre magazine de blues anglais Blueprint propose ici son 3ème volume consacré aux productions locales. Un disque qui commence par l'excellent "Just can't afford it", une composition sur laquelle le pianiste intrépide Mike Sanchez, chante sur un rythme endiablé. Cette chanson est également le titre maître de son nouvel opus. Mike a quitté les Big Town Playboys pour entamer une carrière individuelle. Il chante, joue du piano, mais également de la guitare et de la basse. Nous le retrouvons en compagnie du vétéran sudiste, Bob Pearce flanqué de son Blues Etc, pour le nerveux et entraînant "14". Un extrait de son dernier album, caractérisé par le talent du pianiste Matt Empson, qui joue ici son petit Sanchez. La nouvelle reine du British Blues, Connie Lush monte sur les planches du Royal Albert Hall, pour chanter "Can we love again", entouré de son Blues Shouter. A travers "Crazy life", les Barcodes nous livrent une production prometteuse. L'atmosphère jazzy est entretenue par l'harmonica d'Alan Glenn (ex-Nine Below Zero et Yardbirds). Passionné de Jimmy Smith, le chanteur Bob Hadrell s'acquitte fort bien de sa tâche. En outre il double aussi à l'orgue Hammond. A l'instar des précédents recueils, Blueprint a mêlé blues électrique et blues acoustique ; et cette dernière frange est fort bien représentée par les Hokum Hotshots, Will Killeen, Ian Siegal, Papa George et quelques autres. Corrina Greyson possède une voix soul bien sentie. Elle le démontre sur "Why get up". Son guitariste, Matt Schofield, y va d'un solo proche du style de Jimmie Vaughan. Flanqué de ses Magnitones, Pete 'G' nous sort un shuffle inspiré du Texas et de la Louisiane, sur "Everything you say and do". Cette nouvelle collection se révèle une nouvelle fois intéressante, même si les plages ne sont pas toutes de première force. Elle se referme dans la quiétude d'un blues à la T-Bone, assuré par le guitariste Richard Studholme.

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