Six ans après avoir publié son dernier opus, on se demandait si la formation lilloise était encore dans le circuit ; et dans l’affirmative, si elle n’était pas sur le déclin. Et bien soyez rassurés, Tang a toujours bon pied bon œil (NDR : bonne oreille ?) et il n’a pas encore envisagé d’abandonner le format électrique pour embrasser un style plus acoustique, résolution un peu trop systématique, chez de nombreux artistes ou groupes, incapables de se renouveler…
Enfin, on ne peut pas, non plus, parler de renouvellement chez Tang. Sur leur troisième elpee, il y a bien quelques traces de violoncelle ou de trompette ; mais dans l’ensemble, le band reprend la même recette utilisée sur les deux précédents. Et puis, on s’en contrefout, puisque la formule fonctionne. Leur mélange d’emocore et de noise est toujours aussi savoureux. Onze brulots qui ne sont pas atteints par la rouille. Des morceaux efficaces, bourrés de contrastes, déchirés entre riffs destructeur et transitions paisibles, le tout tramé sur des crescendos parfaitement maîtrisés. Des contrastes accentués par les parties vocales qui oscillent du cri au chant, en passant par la déclamation. Sous cet aspect, « Run and Run and Die » constitue certainement la plus belle illustration.
« Dynamite Drug Diamond » n’est pas un album novateur, mais il demeure d’excellente facture. Les fans apprécieront, c’est une certitude. En outre, il est habillé d’un superbe digipack.

Nederlands
Français 
