Deuxième volume live au Dinosaur, sur Horseplay, après celui de Steve Guyger. Le Dinosaur Bar BQ se trouve à Syracuse dans l'Etat de New York. Cet opus est aussi le 2ème live de Tino, si on ajoute "Live at the Chameleon", paru en 1993. Tino est d’ailleurs assez prolifique. Rappelons ainsi ses albums studio, "Two sides of a heart", "A new generation in blues" (Blues Wave), "Tequila nights" sorti en Europe chez Dixiefrog et "Smiles for miles" sur Horseplay. Ce qui doit donc lui faire 5 albums. Mais pour compliquer les choses, il faut ajouter deux collections reprenant l'essentiel de "Live at the Chameleon" et "Two sides of a heart", sans oublier les deux premiers elpees, "Double feature" sur Blues Wave et "A heart full of blues" sur Dixiefrog. Ouf !
Gonzales apporte dans son blues ses racines latino américaines. Il n'est pas un musicien génial, ni même très original, mais il prend toute sa dimension sur les planches, en dispensant un R&B entraînant, imprégné par une voix qui a dû se forger au travers d'excès bien divers.
Ce disque recèle peu de compositions personnelles. Il y a bien "Dead man's shoes" qui démarre plutôt bien, pour lequel il a débauché le sax d'Arnie Lawrence. "Piece of work" et "Lovin' tool", confessent des accents funky fort similaires. Et "Come baby" est imprimé sur un tempo rapide. Une seule incursion dans ses racines latines, l'instrumental "Mil amores". Le reste est constitué de reprises sans intérêt spécial mais qui se révèlent, sans doute, des points de référence pour l'auditoire. Défilent ainsi, "Same old blues", de Don Nix, "I'll play the blues for you", "Texas", un blues sublime qui figurait au répertoire de l'Electric Flag, "My back scratcher" de Frank Frost et enfin "My love is here to stay" de Sam Myers. Toujours sur la route le Tino!

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