On ne compte plus les albums de la famille Ford, sur le label Crosscut, qui vouent une admiration sans borne à ses membres. Place donc au Ford Blues Band, le groupe de Patrick Ford, le batteur producteur. Ce n'est pas Mark qui tient l'harmo mais l'excellent Andy. Un solide chanteur, par ailleurs.
L'album débute sous les meilleurs auspices, par la reprise d'un des meilleurs titres de Paul Butterfield, "Lovin' cup". Le tempo imprimé par Pat, la basse de Dewayne Pete et les phrases d'harmo d'Andy donnent un fameux coup de groove au bon vieux "Look whatcha done" de Magic Sam. La claque ! Quant au guitariste Volker Strifler, il montre qu'il est plus qu'un faire-valoir. Surprise, le FBB reprend alors "Another kinda love", écrit par John Mayall pour son album "A hard road" (en 66 avec Peter Green). Strifler chante et joue plutôt dans le style Clapton époque Bluesbreakers justement. "Hell & purgatory" est sauvé par le souffle vif d'Andy sur son instrument. Strifler chante sans trop de relief. Just est un souffleur puissant. Il souffle et respire comme un acharné comme si son sort en dépendait. Une évidence sur le rythmé "Pick up the phone". Il ne compose qu'un seul titre et c'est dommage, car son "Zip it up" est un shuffle instrumental torride et réussi. Pour ne pas être en reste, Strifer réserve une mélodie accrocheuse à "You've got the touch", mais se montre plus convaincant sur le funky "Somebody help me". Encore et toujours des reprises : "Bring it to Jerome" de Bo Diddley, assez boogie, chanté, enlevé à la Johnny Winter par Just. Et un "Watch yourself" plutôt agressif, signé Buddy Guy. En fin de parcours, le frère prodigue, Robben Ford vient chanter et gratter sur "Daydreamin". Et le niveau s'élève subitement!

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