Le trio hirsute texan frappe à nouveau. Un tempo lourd s’installe d’entrée sur "Poke Chop sandwich". La voix est éraillée. La guitare plaquée en accords lourds. Les percussions sont hyper-trafiquées et les backing vocaux saisissants. Le ZZ Top n’a pas froid aux yeux. Le son est très moderne, flirtant parfois avec le hip hop. Ce n’est pas du bass’n drum, comme ils le revendiquent, mais du ‘drum, bass & fuzzy guitar’. Les trois éléments presque soudés forment une section rythmique de plomb. ZZT cultive le son, les phrases répétées par les deux voix. La guitare de Billy Gibbons vagabonde sur " Crucifix a faltt ". "Fearless boogie" emprunte un boogie à rythme modéré, sans peur ni reproche, mais dont le climat reste oppressant. "Beatbox" est ma plage favorite, un boogie plus hard, mais dont la conjugaison des 3 instruments est assez impressionnante. Gibbons est un guitariste créatif. Il découpe, décortique et puis recompose le tout. Il synthétise les soli du 21è siècle! Et puis il y a toujours cette invitation à la danse solitaire avec ces voix qui ne chantent pas vraiment et les rythmes qui s’enchaînent. Enfin surprise, les 4 derniers titres sont live. Les trois Texans ne sont pas des robots mais bien des humains, "Teddy bear" est un vrai blues lent, avec de la passion. Sur ""Hey Mr Millionaire", Jeff Beck donne la réplique vocale à Billy Gibbons. Et lors de la finale, "Belt buckle", Billy sort sa slide. Le son devient alors est épais, puissant, mais toujours maîtrisé. Beaucoup de fun Z.Z.

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