Ce trio finlandais est en constante évolution. Après avoir expérimenté le garage des sixties, le psychédélisme, le surf, le krautrock, le blues, le rythm’n blues, la country et le jazz, il s’est penché sur la technologie contemporaine. Pour fêter ses quinze années d’existence, il avait même gravé un elpee exclusivement constitué de remixes opérés par leurs musiciens préférés. Jimi Tenor, Utah Saints, Suicide et même les Fleshtones avaient ainsi participé au projet. " Eleven ", n’est cependant pas une œuvre synthétique ? Elle est d’abord le fruit de la rencontre de toutes ces influences, remodelées à l’aide de toute la panoplie des machines de studio. Samples, boucles, etc., etc. Si certaines compositions lorgnent du côté de la prog pop, à l’instar de " Sad Lake City ", en général, l’ensemble demeure assez intimiste. Et ce n’est pas la voix " cockney ", dont le timbre nous rappelle Paul Roland, qui y changera quelque chose. L’œuvre ne baigne cependant jamais dans la morosité ambiante. La richesse de la texture instrumentale y est sans doute pour quelque chose. Mais aussi le savant dosage entre chansons plus confidentielles et compositions plus allègres, telles que le post disco " Taxi 74 ", le hit single " Onion soup ", réminiscence de Propaganda, sans oublier " Let the Romeo weep ", dont le tempo est imprimé sur une basse sourde, hypnotique…

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