Premier album pour ce quatuor belge dont on devrait reparler dans un futur proche. Et pour cause. Cet opus recèle quelques petites perles musicales comme on aimerait en cueillir plus souvent. Plus d'une heure au cours de laquelle on a droit à un aperçu de tout ce qui s'est fait de mieux, au cours de ces dix dernières années, dans le domaine de la musique américaine alternative. 10.000 Women Man consomme ainsi aussi bien l'énergie électrique d'un Bush, le mysticisme d'un Pearl Jam ou d'un Live, le metalcore d'Alice In Chains que le romantisme douloureux d'Afghan Whigs. L'ombre de Faith No More plane même lorsque les synthés s'installent dans les guitares saignantes, puissantes de "I Don't Mind" qui clôt ce premier album. N'allez cependant pas imaginer que ce disque est parfait. Un premier album reste un premier album. N'allez pas non plus conclure que cette formation se contente de pasticher la scène yankee. Ce serait un peu court. Car 10.000 Women Man a le bon goût d'ajouter dans son expression une touche de noir/jaune/rouge. Un feeling assez unique qui a permis à des formations comme dEUS, Zita Swoon et consorts de se frotter à la scène internationale.

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