Comme d’habitude, le nouvel album de Bowie va susciter la controverse. Et pourtant, cet « Hours » constitue déjà son 23ème exercice solo. Ecrit en compagnie de Gabrel Reeves, collaborateur de longue date, il peut se découper en deux volets. Un premier plus contemplatif, presque mélancolique et rêveur, à l’instar du single « Thurday’s child », qui aurait pu figurer dans le répertoire des Tindersticks. D’ailleurs, après avoir écouté les cinq premiers fragments, on est plongé dans une sorte de morosité ambiante. Un peu comme si Bowie avait essayé de nous anesthésier, par le ton de ses chansons. Une forme de stratagème qui lui permet alors de nous entraîner dans un univers plus expérimental. Mais sans artifice industriel grinçant ou sample envahissant. Juste de simples arrangements, même si parfois, ils font appel à la technologie moderne. En obéissant à une seule constante, la préservation d’un sens mélodique, qui lui est propre. Virage donc, à 180°, dès le REMesque « What’s really happening », avant qu’il n’embraie sur le métallique « The pretty things are going to hell », puis de revisiter les seventies avec l’esprit cold wave, sur le déroutant « New angels of promise ». Et là, on retrouve le véritable Bowie. Sa créativité, son talent, son audace, et son image de précurseur…

Nederlands
Français 
