Pas de panique, ce « Golden greats » n’est pas une compilation, mais le deuxième album solo de Ian Brown enregistré, depuis la séparation des Stone Roses. Un disque pour lequel il a reçu le concours d’une véritable armada de collaborateurs. Des musiciens de studio, bien sûr. Mais également des programmateurs. Ce qui explique pourquoi la plupart des compositions de ce disque courtisent la technologie moderne. Hormis l’intro « Getting high ». Rock blues abordé dans l’esprit du mythique Jimi Hendrix. Mais cette technologie moderne, Ian la filtre à travers l’émotion. En particulier sur les quatre compositions qu’il a écrites en prison. Parce que Brown a été forcé d’y faire un bref séjour. Pour y purger une peine prononcée, non pas dans le cadre d’un délit quelconque, mais pour avoir manifesté un comportement particulièrement outrageant à l’égard d’une hôtesse de l’air… Et si « Free my way », « Set my baby fire », « Babasonicos » et surtout le remarquable et énigmatique « So many soldiers » se révèlent de bouleversants témoignages, de ses méditations vécues au cours de son incarcération, les autres compositions ne manquent pas d’intérêt. La voix distincte et vibrante de Ian y est sans doute pour quelque chose, mais également cette manière si personnelle, si lancinante, si mélancolique, d’aborder la house ou le funk…

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