Sincèrement, nous pensions que cet " Equally cursed and blessed " allait confirmer les excellentes dispositions affichées sur les deux premiers albums du groupe gallois. On est loin du compte. En fait, la plupart des compositions de cet opus ont tellement été chargées d’orchestrations et d’arrangements, qu’on ne parvient plus à en retrouver le fil mélodique. Une densité sonore qui ne se contente pas de neutraliser les accès sauvages des cordes de guitare, mais asphyxie purement et simplement le timbre vocal de Cerys Matthews, hybride de Björk et de Mélanie. Seuls l’énigmatique " Londinium ", le velouté " Dazed, beautiful and bruised " et l ‘atmosphérico-symphonique " Bulimic beats " sauvent ce disque du désastre. Mais trois fragments sur un elpee, c’est quand même pas Byzance ! Catatonia nous doit une revanche !

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