Depuis que Citadel n’a plus de distributeur officiel en Belgique (NDR : mais en a-t-il encore un en Europe ?), vous n’avez certainement plus souvent l’occasion d’entendre parler de la scène underground australienne. Portant, elle est toujours bien vivante, et même bien plus florissante que vous ne pouvez l’imaginer. Mais à notre plus grand désappointement, elle ne nous rappelle à son bon souvenir qu’un peu trop rarement ; et lorsque c’est le cas, il faut croire que le hasard y est pour quelque chose. Si DM3 ne compte à ce jour que trois albums à son actif, il n’est pas pour autant composé de musiciens nés de la dernière pluie. Et pour cause, la formation est drivée par le compositeur, chanteur et guitariste Don Mariani, figure de proue du rock aussie qui s’est illustrée entre 84 à 87 chez les Stems, et ensuite au sein des Someloves en compagnie de l’ex Lime Spiders, Daryl Mather. Ce n’est d’ailleurs qu’en 1992 que Mariani a fondé DM3. Mais venons-en à l’album. Un disque dont l’effervescence électrique nous rappelle les New Christs, l’intensité mélodique, les Plimsouls, le groove insidieux, les Troggs, voire les Remains, et la limpidité des harmonies vocales, Big Star. Une fameuse carte de visite!

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