Tiësto est un DJ et producteur connu et reconnu sur le plan international. Un personnage que l’on ne présente plus dans le milieu de la House et l’électro, puisqu’il y milite en effet sous divers pseudos depuis 1994.
L’artiste hollandais nous propose aujourd’hui « Club Life Volume 2 : Miami », soit la suite spirituelle de « Club Life Volume 1 : Las Vegas », sorti l’année dernière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il confirme à nouveau tout le bien que l’on pensait de lui, en démontrant qu’il n’a rien perdu de la maîtrise de son sujet. Bref, on est ici en présence d’un elpee, avouons-le directement, réussi de bout en bout !
Le fan presqu’inconditionnel que je suis va néanmoins essayer de nuancer son propos et décortiquer un peu plus cet opus, pour tenter de vous en livrer son essence.
Première constatation : le cd est bien rempli ; on note 16 tracks au compteur. Le style est varié puisqu’y figurent des remixes de titres signés Coldplay, Gotye et Afrojack, notamment. De même, les Dee-Jays ne sont pas non plus en reste : Wolfgang Gartner et John Dahlback figurent parmi la liste de ses comparses. Que la crème de la crème donc. Chouette !
Et cette combinaison de talents est un choix judicieux qu’on ressent immédiatement une fois la galette glissée dans le lecteur : ça démarre sur les chapeaux de roues et les morceaux s’enchainent à une vitesse folle. Tantôt tendres ou plus âpres, les mélodies ne manquent pas de charme. Quant à la répartition vocaux/instruments, point d’anicroche systématique en électro, elle est ici impeccable.
Sur cet LP, parmi toutes les pistes, se démarque toutefois la version très inspirée et rythmée de « Somebody that I used to know » de Gotye, ainsi que le mix original de Tiesto : « Chasing Summers », véritable bombe house en puissance et – prenons les paris– le futur hit du DJ.
Alors évidemment, les détracteurs de l’artiste objecteront que ce dernier n’a pas pris de risques réels en remixant des morceaux qui étaient déjà à l’origine des tubes, et qu’il l’a plutôt joué ‘commercial’. En outre, ils reprocheront également, et avec raison, une fin d’album un peu moins inspirée et moins percutante que la première partie.
Mais diantre, à l’écoute d’une house toujours nerveuse, énergique et d’aussi bonne qualité, pourquoi bouder son plaisir ? Définitivement un succès qu’on ne saurait que trop vous conseiller !

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