Cette formation néerlandaise, issue d’Amsterdam très exactement, affiche une sensibilité musicale tellement proche de celle des groupes insulaires contemporains, qu’elle pourrait aisément émarger au mouvement britpop. A l’instar d’Oasis, de Travis et surtout de Gene. Faut dire que le chanteur Jan Willem Marchal possède une voix dont les inflexions sont partagées entre celle de Martin Rossiter et de Denny Laine (Moody Blues). Mais le plus curieux, chez June’s High, procède de cette faculté à passer de la pop basique à l’easy listening, un peu comme Divine Comedy. Pourtant, le quintette atteint son meilleur niveau lorsqu’il parvient à fusionner ces deux styles. A l’instar des remarquables « Serene » et « Lately ». Le groupe s’autorise même une aventure dans le grebo (Pop Will Eat Itself, Ned’s Atomic Dustbin) sur le sautillant « Worried ». A suivre de très près !