Pour enregistrer son deuxième album, Remy Zero a bénéficié du concours d'Alan Moulder à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne quand même la mise en forme d'œuvres de formations aussi huppées que Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins, Depeche Mode et U2. Tout comme sur son premier opus, Remy Zero embrasse une expression résolument britpop. Un paradoxe lorsque l'on sait que le quintette est issu de l'Alabama et qu'il vit aujourd'hui à Hollywood. Ce qui lui permet d'avoir un œil critique sur tout ce qui se passe autour de lui, que ses membres jugent décadent. Et de reproduire ce regard oblique à travers des textes riches en images mythologiques et modernes. Jusque-là, rien à voir avec la britpop. En fait, cette impression se traduit dans leur musique dont les mélodies contagieuses hymniques sont sculptées les plus souvent par des guitares électriques. Parfois quatre, trois le plus souvent. Des mélodies satinées par le timbre vocal cristallin de Cinjun Tate. Et si l'opus recèle l'une ou l'autre chanson plus tendre, plus acoustique, plus intimiste, abordée dans l'esprit d'un REM, il se pose en incontestable chaînon manquant entre Supergrass et Radiohead. Et ça, c'est une référence!

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