On ne peut pas dire que la solution sonore dispensée par Reef, soit notre tasse de thé. Pourtant, il faut reconnaître que le quatuor gallois a fait un gros effort pour alléger son goût métallique. Comment ? En concédant, sur son troisième opus, une place plus importante aux guitares acoustiques, espace qui permet au chanteur, Gary Stringer, de ne pas se contenter de brailler. Ce qui n’empêche pas Reef de continuer à violer et à piller l’âme du rock’n roll. Un peu à l’instar d’un Black Crowes. Normal lorsqu’on sait que c’est George Drakoulias qui produit cet album. Tout comme le précédent d’ailleurs. Mais, ce qui nous a le plus botté sur cet opus, sort complètement du contexte musical habituel de Reef. Un fragment intitulé " Funny feeling ". Qui est tellement truffé d’arrangements et enrichi d’une telle panoplie d’instruments, qu’il en devient prog rock ! Un peu comme si le Van der Graaf Generator de " H to he am the only one ", avait décidé de se shooter à la Morphine, mais en studio…

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