Pour une formation dont l’existence remonte à plus de dix ans, on ne peut pas dire, qu’à ce jour, elle ait fait beaucoup parler d’elle. Faut dire qu’à ses débuts, nonobstant quelques chansons enregistrées sous la houlette de Steve Albini, ce trio chicagolais pratiquait un post punk particulièrement décapant. Depuis, le style de 22 a évolué vers une musique beaucoup plus atmosphérique, ténébreuse, dans la lignée de Zoom, Slint et Arcwelder, même si, tout au long de ce " Watertown ", le climat peut tout à tour être balayé par une brise cold (And Also The Trees ?), se fondre dans l’impétuosité électrique du post grunge (Smashing Pumpkins circa " Siamese Dream "), voire dans la fragilité introspective d’un American Music Club. La voix gémissante, aride de Brian, dont le timbre semble coincé quelque part entre celui de Mark Eitzel et de Bily Bragg, accentuant cette sensation de spleen inconsolable…

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