" Smitten " constitue le sixième album du trio de Somerville, près de Boston, dans le Massachusetts très exactement. Un disque qui laisse bien sûr encore une bonne place à l’électricité. En particulier sur " Register side " et " Walking wounded ". Mais qui se veut plus éclectique. D’abord, la six cordes acoustique ou semi-acoustique y est plus présente. Un phénomène qui s’explique assez facilement, lorsqu’on sait que Bill Janovitz avait sorti début 96 un album solo minimaliste. Ensuite, Phil Aiken, le nouveau claviériste, intervient assez régulièrement au clavier ou au piano. On a même droit sur " Scottish widows " à la participation d’une section à cordes. Mais le plus intéressant procède de la plus grande participation de Chris Colburn aux vocaux. Son timbre particulièrement chaud, coincé quelque part entre celui de Paul Weller et de Rod Stewart, neutralise les inflexions abrasives, sableuses de Bill. Et si Buffalo Tom n’a rien perdu de sa profondeur émotionnelle et de sa fraîcheur mélancolique, force est de reconnaître qu’il lorgne de plus en plus dans le jardin de Crowded House ou de Lemonheads. Enfin, sur l’étonnant " White paint morning ", il participe à un exercice de style syncopé, digne du Jam. Etonnant ! Maintenant, sans paraître oiseau de mauvais augure, la prise de conscience de Chris, comme chanteur, n’est pas du tout salutaire au futur du groupe…

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