Destin tragique pour la famille Buckley, qui a vu le père, Tim, décéder d’un arrêt cardiaque, suite à une overdose, à l’âge de 28 ans, alors que le fils s’est noyé l’an dernier dans les eaux du Mississipi. Jeff n’avait pas 31 ans. Et tout comme son paternel, il risque de devenir une légende posthume. Pas parce que son label veut tirer parti de ce drame, mais simplement parce que cet artiste était bourré de talent. Bourré de talent et en même temps détenteur d’une voix exceptionnelle, sorte de falsetto poignant, à mi chemin entre le timbre de son père et celui de Thom Yorke (Radiohead). Voyez le topo ! Double CD, " Sketches for my sweetheart the drunk " réunit des compositions que Jeff avait prévues pour son nouvel opus. Quatre d’entre elles avaient d’ailleurs déjà été produites par Tom Verlaine. Et puis des raretés, notamment, des démos qu’il avait réalisées à son domicile. 21 titres alimentés par une musique cosmique, underground, tramée dans une sorte de blues/folk/jazz/rock alternatif. Mais underground dont l’originalité pourrait bien, d’ici quelque temps, inspirer une nouvelle génération de créateurs. M’enfin, seul l’avenir nous le dira…

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