Le plus dérangeant chez Embrace, ce sont les affinités qu’il partage, sans doute involontairement, avec des formations aussi contemporaines que The Verve, Oasis et les Stone Roses. Encore que ces derniers soient séparés depuis peu. Affinités musicales, mais également d’attitude et d’intensité émotionnelle. Ajoutez-y deux frères. A la guitare, Dany et Richard (NDR : non, non, pas Ashcroft) Mc Namara. Le premier, lead singer, campe des inflexions qui nous rappellent Gary Brooker du mythique Procol Harum, alors que le second, s’il chante beaucoup plus rarement, possède un timbre fort proche de Liam Gallagher. Des conditions qui alimentent inévitablement les comparaisons. Et pourtant, leur premier opus est excellent. La plupart du temps enrichi d’orchestrations luxuriantes. Hormis le " charlatanesque " " Fireworks " et le plus intimiste " Now you’re nobody ", interprété dans l’esprit de Simon & Garfunkel, les compositions se révèlent le plus souvent hymniques, empreintes d’une mélancolie typiquement britpop, pop britannique, quoi !…

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