‘Si vous aimez les Byrds et le Crazy Horse, vous aimerez Del Amitri’. C’est ce que la bio du net annonce. Sorry, mais c’est vraiment n’importe quoi. D’abord, si à ses débuts, la formation glasgowégienne était issue de la vague ‘postcard’, on ne peut pas vraiment dire qu’elle en était un parfait exemple. Nonobstant le fait que le combo se soit toujours ouvertement réclamé d’Orange Juice et de Joseph K. M’enfin, une chose est incontestable, à l’origine, sa pop était contagieuse et surtout rafraîchissante. Mais de là à envisager des comparaisons aussi approximatives, il y a une marge électrique que nous n’oserions même pas franchir. D’ailleurs, au fil des albums, la bande à Justin Currie s’est mise à épouser un profil de plus en plus accessible, de plus en plus mièvre. A un tel point qu’on se demande aujourd’hui, comment Del Amitri, pourtant remanié à plusieurs reprises, est encore vivant. Reste quand même toute une flopée de singles, tels que " Nothing ever happens ", Kiss this thing goodbye ", " Roll to me ", " Always the last to know ", " Don’t come home too soon " " et " Cry to be found ". Sans oublier les quelques compositions d’honnête et même parfois d’excellente facture, curieusement le plus souvent sculptées sous un format acoustique, qui font l’objet de ce " Best of ". Un seul regret, l’absence de " Sense sickness " et de " No strings ". Mais on suppose que ses chansons n’avaient pas suffisamment d’impact commercial…

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