Curieux personnage que ce Brian Warner alias Marilyn Manson. Maquillé outrageusement jusqu’à la limite de l’androgyne, il pourrait camper un hybride entre Alice Cooper, David Bowie circa Ziggy Stardust et le défunt Rozz Williams de Christian Death. Son objectif ? Symboliser à travers son attitude et ses textes, une perspective alternative de la moralité, de la sexualité, du succès, de la religion, de la politique et même de la société. C’est vrai qu’aujourd’hui, il constitue surtout le cauchemar le plus sérieux des fascistes du rock’n’roll. Si à l’origine, la musique de Marilyn Manson macérait dans une sorte de death metal fortement imprégné de caractéristiques post industrielles, à l’instar de Thrill Kill Cult ou de Nine Inch Nails, son quatrième opus, " Mechanical animals ", est chargé d’ions émotionnels. Mais négatifs. Pensez un peu à Sisters of Mercy et à Bauhaus, lorsque les cordes de guitare claquaient comme des armes de destruction mortelle. Et tout comme chez ces formations gothiques légendaires, au fil de l’écoute, une mélancolie extrême et insidieuse envahit le plus profond de votre âme…

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