Après avoir sorti le remarquable " To bring you my love " en 1995, Polly Jean Harvey commettait un album avec John Parrish, l’année suivante (" Dance hall at louse point "), puis s’impliquait au sein de quelques projets alternatifs, notamment en compagnie de Tricky et de Nick Cave. Lors de l’enregistrement de son cinquième elpee, elle a de nouveau reçu le concours de John, mais également de Flood, de Head, de Joe Gore (Tom Waits), d’Eric Drew Feldman (Pixies, Captain Beefheart), de Mick Harvey (Bad Seeds) et enfin du batteur de son line up initial, Rob Ellis. Un disque, à premier abord, plus accessible, sans pour autant tomber dans la facilité. Normal, lorsqu’on connaît la discographie de l’artiste. Mais une œuvre qui flirte davantage avec la musique électronique, post industrielle, en particulier. Avec pour résultat, des chansons qui exhalent une intensité émotionnelle insidieuse, atmosphérique, s’inscrivant davantage dans l’esprit de la trip hop de Portishead, Tricky ou même de Massive Attack. Encore que la voix spectrale, alchimiquement blues de Polley est toujours susceptible de sautes d’humeur et d’exprimer sa violence latente, naturelle, comme sur " No girl so sweet ". Mais, en général, cette violence extrême reste contenue, contrôlée. Un peu trop à notre goût, pour véritablement nous enflammer. Par rapport à " To bring you my love ", c’est un pas en arrière ; même si cet " Is this desire ? " reste de bonne facture.

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