Drôle d’idée de vouloir se replonger dans l’univers post punk du début des eighties, surtout lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, cette forme de regard dans le rétroviseur est très mal perçu par la presse insulaire. Alors, imaginez un peu la réaction de cette presse spécialisée, lorsque la tentative de fusion entre la musique électronique et l’instrumentation conventionnelle n’est pas trop réussie… En fait, l’excès de bruitages synthétiques et d’arrangements sophistiqués asphyxient littéralement les sens mélodique. Le groupe a beau chercher son équilibre entre les Photos et Blondie, il ne parvient jamais à le trouver. Et ce n’est pas la voix frénétique, cockney, puissante, de Lara Saffron, sorte de Lux Interior au féminin (NDR : pour la voix, hein, faut pas comparer ce qui n’est pas comparable !…), qui y change quelque chose. Seul l’intro " From rush hour with love ", imprimé à l’instar de Bow Wow Wow sur un tempo tribal, et " Millenium ", caractérisé par un riff de guitare particulièrement incisif, reflet du funk blanc pratiqué par le Gang Of Four à ses débuts, tentent de sauver l’ensemble. Mais, deux titres sur un elpee qui en compte dix, cela nous semble un peu maigre…

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