Simple Minds fête cette année ces 20 années d’existence. 20 années que l’on pourrait judicieusement découper en 3 périodes. L’ascension tout d’abord. Lente et brillante. Celle d’un groupe innovateur, intéressant et parfois difficile à saisir. La gloire ensuite. Celle de " New gold dream ", de " Sparkle in the rain " et de " Once upon a time ". Gloire qui se muera en célébrité lorsque " Don’t you " flirtera avec le sommet des charts américains. Ce courant positif, Simple Minds aura du mal à l’entretenir. Et c’est en vain que la formation écossaise tente depuis près de 10 ans de survivre dans un univers qui bouge constamment. A l’annonce d’un nouvel album, nous adoptons toujours le même réflexe. Celui d’espérer l’éventuelle résurrection d’une formation qui nous a tant séduit dans le passé. David Bowie l’a fait. U2 et Depeche Mode y arrivent laborieusement. Alors pourquoi pas Simple Minds ? Et puis, après écoute, c’est toujours le même constat. Ce " Néopolis " ne viendra pas troubler nos conclusions. Surproduit, aseptisant, aseptisé, on devine à peine les mélodies celtiques que l’on aime, tant elles se cachent derrière une muraille de technologie, d’échos chaotiques, de sonorisations inutiles. Cet opus n’est pas mauvais. Mais il n’est de ce temps que par la forme. Le fond, quant à lui, commence à prendre de fameuses rides…

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