A situer dans un registre pop/prog mélancolique, le premier album de Blackfield était excellent. Son successeur ne déçoit pas, loin de là. La formule reste la même. Aviv Geffen compose un peu plus que Steven Wilson, lequel chante la majorité des titres. Le duo anglo/israélien s'est adjoint un vrai groupe, essentiellement recruté parmi les collaborateurs habituels d'Aviv (Richard Barbieri, le très honorable clavier de Pocupine Tree, apporte quand même sa touche de piano). Et les compères nous offrent dix plages de grande classe, certes plutôt sombres, mais lisses, rutilantes et radiophoniques en diable. Tout référencement serait réducteur. Disons que Blackfield cumule les qualités des meilleurs Coldplay, Moody Blues et 10 CC. C'est flamboyant et indélébile. Un CD incontournable, qui a d'ores et déjà sa place dans mon top ten de l'année. Ne passez pas à côté. Vous le valez bien.
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