La bande sonore de nos existences! Fallait le trouver, non? Si, si, c'est le nom du groupe. Pas le titre de l'album. Une formation suédoise née des cendres d'Union Carbide. Oui, on sait, le jeu de mot est mauvais. C'est quand même pas une raison pour rester sur votre nuage (NDR: toxique?). D'autant plus que cet album est remarquable. Et c'est pas de l'intox! Vingt titres. Plus de septante minutes. Donc, pas un groupe punk, obligé de prendre une pose toutes les 120 secondes. Remarquable disions-nous! Et toxique, pardon psychédélique. Ces musiciens puisant incontestablement leur inspiration dans la quintessence de ce style musical. Celui de Syd Barrett, de Kevin Ayers et des Beatles circa " Magical Mystery Tour " tout d'abord. De Tea Party dans son approche la plus acoustique de la musique orientale. De Paul Roland, lorsque la flûte et le clavecin veulent se réserver un espace champêtre. Des Doors lorsque les claviers épanchent leur fluide ‘manzarekien’. De Kula Shaker. Parce qu'on avait envie de le dire. D'Oasis. Parce qu'on ne pouvait se permettre de l'oublier. Et surtout d'House of Love. A cause de ce sens mélodique, de cette voix détachée, si proche de Guy Chadwick. Si après tout ce qu'on vient de vous raconter, vous n'êtes pas encore contaminés, c'est que vous portez en permanence un masque à gaz. Ce qui n'est pas indispensable si vous craignez uniquement la pollution par les oreilles...

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