Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
Kreator - 25/03/2026

Trompe-l’œil

Écrit par - -

Le plus souvent assimilé à la scène indie-rock canadienne, Malajube en représente alors la face déjantée. L’explosion brute et juvénile. S’ils projettent des atmosphères denses et puissantes rappelant Broken Social Scene et Arcade Fire, ils restent cependant à mille lieues de leur abstraction et leur lyrisme grandiloquent. Malajube célèbre la vie, la vraie. Dans sa version nature, la mettant à l’honneur à travers ses aspérités du quotidien, ses reliefs ingrats et ses jouissances indomptables. Une pop terre-à-terre que les Montréalais livrent, ô surprise, en français. Certes, un français étouffé et crié, plutôt à deviner que livré à découvert ; mais suffisamment clair pour déguster les paroles crues de ces jeunes délurés. Le cœur y côtoie les tripes, la brutalité s’habille de sensualité, des mélodies rosées enrobent des refrains douteux. Un album bigarré. Sous couvert de métaphores il fait endosser un air juvénile à un contenu criant ce vécu aussi souvent excitant qu’indigeste. Faussement candide, les textes de « Trompe-l’œil » peuvent être d’une gravité insoupçonnée –« Le crabe » y symbolise le cancer, « Monogamie » y dissimule le drame des amours déchus,… Cet art de l’illusionnisme figure aussi au cœur d’univers franchis sans transition évidente, où un style peut aisément en acheminer un autre ; sur « La Russe », le clavier et le vibraphone plongent dans un univers intergalactique d’où surgit ensuite, inattendu, le rap de Loco Locass. De même, « Monogamie », sous un faux départ en ballade acoustique, convoque ensemble pop, chœurs et rock progressif. « Ton plat favori » s’érige en hommage à la musique de saloon, tandis que s’émeuvent les violons et s’étirent les sanglots longs des pianos d’automne. Vif et dense, « Trompe-l’œil » l’est aussi par son instrumentation variée (piano, violon, vibraphone, xylophone, violoncelle, flûte traversière) et ses collaborations improbables (le chant de Pierre Lapointe, le rap de Loco Locass et le génie de Martin Pelland - The Dears). Cocasse et coquin, il approfondit les folies du premier album (« Le Compte Complet » – 2004), sans évacuer le sourire et la fraîcheur d’un tempérament sans complexe. Fougueux sans tomber dans la démesure, joyeux et grave à la fois, Malajube séduit par son côté pathétiquement humain, où le jeune fou est toujours aussi le pirate balafré.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Malajube
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: City slang / V2
  • Date: -0001-11-30
  • Rating: 4
Lu 1629 fois
Plus dans cette catégorie : « Caldeira Blood Mountain »