Née au milieu des années 80, cette formation écossaise vient de refaire surface. Mise sur pied, par les frères Gizzi, Gun s’était forgé un nom, en publiant un premier elpee intitulé “Taking on the world”. L’aventure s’achève cependant en 1998. Après un long break de dix années, Gun réapparait en 2008, toujours drivé par Dante (chant) et Jools (guitare) Gizzi. Le line up est complété par Derek Brown à la basse et Paul McManus à la batterie. En 2010, le combo grave un Ep baptisé “Popkiller”. Et « Break the silence » constitue leur nouvel opus. Un disque qui a été produit par Dave Eringa, personnage qui a notamment travaillé pour les Manic Street Preachers!
Le long playing s’ouvre par “Butcher man”. L’ambiance est très ‘Stones’. La plage s’écoute aisément. Les sonorités des guitares sont très contemporaines. La pression est maintenue tout au long de “14 stations”, une piste imprimée sur un rythme très soutenu. Pas d’agressivité dans les vocaux, à l’instar d’un Deep Purple originel. La mise en forme met bien en exergue la densité des grattes. Nous ne sommes d’ailleurs pas loin d’un Boston sur “Lost & found”, la touche pop apportée à cette piste, accentuant cette sensation. L’album part néanmoins un peu dans toutes les directions. A l’instar de “Caught in the middle”, new wave, mais dans l’esprit clean et recherché de Squeeze. Le titre maître affiche un potentiel commercial indéniable. Tout comme “Bad things”, new wave, mais sous une forme punk et paradoxalement proprette. Plus power pop, “Last train” ferme la marche.
“Break the silence” n’est pas un disque de mauvaise facture, mais il est loin de tour renverser sur son passage. La ligne mélodique est bien trop sage et planifiée pour autoriser la moindre surprise…

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