En 1993, après avoir collectionné les hits, les disques de platine, et accordé de gigantesques concerts à ciel ouvert en Angleterre, James décidait d'arrêter net son escapade vers les plus hautes marches du succès. Une décision qui allait cependant être ponctuée de 2 elpees, " Laid " et " Wah wah ", enregistrés en même temps, avec la bénédiction de Brian Eno, et dont la coloration musicale se situait entre l'innocence puérile de leurs débuts et la technologie profonde et sinueuse de Brian. C'était il y a trois ans déjà ; et excepté une tournée, on ne peut plus discrète sur leur île, le groupe s'est jusqu'à ce jour curieusement éclipsé de la scène musicale. Tim Booth, le chanteur, nous revient avec un brillant premier album solo. Enfin presque, puisqu'il a fait appel à Angelo Badalamenti, compositeur de la bande sonore du film " Twin Peaks ". Figurent également sur la liste des invités Bernard Butler, ex Suede et l'inévitable Eno. Le résultat ? Onze petites perles musicales, fragiles, étincelantes qui feront le bonheur de tous les fans de James. Tous, puisque ce " Booth & the bad angel " est une véritable ballade à travers les différents styles que la formation mancunienne a abordé depuis sa création. Du postcard underground pétillant (" Hit Parade ") aux voyages interstellaires de " Wah wah " (" Stranger "), en passant par l'indie de " Gold mother " (" Butterfly's dream "), l'émotion du fameux " Sit down " (" I believe "), l'accessibilité de " Seven " et les mélodies mélancoliques, contagieuses de "Laid " (" Rising "). Un melting pot plus que réussi. C'est le moins que l'on puisse dire. Sachez finalement que Booth n'a pas abandonné ses potes. Un nouvel opus de James devrait d'ailleurs sortir incessamment. On en a déjà l'eau à la bouche !

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