Depuis le split de Crime & The City Solution, on ne peut pas dire que Simon Bonney a beaucoup fait parler de lui. Il a bien enregistré en 92, "Forever", composé l'une ou l'autre musique de film, notamment pour Wim Wenders; et puis surtout s'est fixé à Los Angeles. Il faut d'ailleurs croire qu'il s'est totalement coupé de son passé, puisque pour enregistrer "Everyman", il a fait appel à une flopée de musiciens du coin. Notamment Chuck Prophet et JD Foster. Bien qu'exilé en Californie, Simon n'a rien perdu de son feeling typiquement australien. Ses chansons vagabondent introspectivement dans l'univers austère, mélancolique, sinistre, hanté de Léonard Cohen. Un disque qui propose six versions différentes du titre maître, rituel destiné à jalonner de points de repère l'introspection morbide, ténébreuse et romantique de Simon. Des chansons qu'il interprète d'une voix confessionnelle, passionnelle, engourdie par la fatalité. Une œuvre à la fois sombre, dramatique et belle, qui recèle deux extraits de la bande sonore du dernier long métrage de Wenders, "Travelin' on" et "All God's children". Indispensable, si vous ne vous êtes toujours pas remis de la disparition des Triffids!

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