Katherine Hagen a connu ses heures de gloire entre 1977 et 1981. C'est à dire en pleine explosion punk. Expulsée de DDR en 1976 pour attitude antisociale, elle émigre alors à Londres. Fréquente Johnny Rotten des Sex Pistols puis les Slits avant de fonder son propre groupe. Il faudra cependant attendre l'aube des eighties, avec "Unbehagen", elpee sur lequel on retrouve notamment la cover du "Lucky Number" de Lene Lovich et surtout l'incontournable hit "African Reggae", pour voir la déesse du post punk sortir de la zone crépusculaire de l'underground. Curieusement. Nina va y replonger du jour au lendemain. Pour y cultiver une image outrancière, provocante, narcissique sur un lit (!) d'artifices. En 1991, sa tentative de come-back, soutenue par Adamski et le Red Hot Chili Peppers, se soldera par un nouvel et cuisant échec... Pour enregistrer "Freud Euch", Nina s'est totalement remise en question. D'abord, elle chante les quinze fragments de cet opus dans la langue de Goethe. Même la cover de Carole King ("Riensenschritt") et celle du Velvet Underground ("Sonntagmorgen"). Ce qui permet à sa voix semi-opératique / semi-possédée de retrouver toute cette violence naturelle, toute cette énergie sulfureuse destinée à infecter tantôt le punk, tantôt le reggae. Enfin, elle bénéficie de la collaboration de Dee Dee Ramone, auteur de quatre compositions. Et ça, c'est une bonne nouvelle!

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