Mi 95, cet ex-Mary My Hope commettait un premier opus remarquable: "My love sex & spirit". Une œuvre riche en atmosphère, contaminée par le jazz, le folk, le blues, la new wave, le reggae blanc et le white funk. Un disque dont la ligne mélodique reposait essentiellement sur le contraste saisissant entre la ligne de basse pulsante, tendre, les cordes de guitares effilées, jaillissantes, acides, et le vocal passionné, passionnel de Hall. Aussi lorsque nous eu vent de la sortie de son deuxième album, nous nous sommes mis à rêver de sa prestation éblouissante accordée au festival de Dour l'an dernier... Espoirs déçus. Ce "Pleasure club" a perdu tout ce feeling naturel, pour accomplir un bond de plus de vingt ans en arrière. Un revivalisme qu'il cultive dans les jardins passéistes de Small Faces et des Stones, à l'instar de Black Crowes. Et même lorsqu'il flirte avec le funk blanc de "Sticky fingers", on a l'impression qu'il ne parvient plus à en retrouver la formule magique. Même la voix a perdu de son amplitude, se contentant trop souvent d'abraser plutôt que de rayonner. Constatation qui touche également le reliftage d'une ancienne composition, incluse sur l'elpee, "So precious". Un symptôme qui nous entraîne à émettre de nettes réserves à l'égard de la production de Phil Nicolo (Urge Overkill, Cypress Hill, Anthrax), dont le choix n'était peut être pas aussi judicieux qu'il n'y paraissait. En tous cas, James Hall nous doit une revanche!

Nederlands
Français 
