Ivan Král, contrairement à ce vous auriez pu penser, n'est pas n'importe qui. Son père était diplomate en Tchécoslovaquie. Membre de l'ONU, sa prise de position dictée par le printemps de Prague, le force à s'exiler aux States en 68. Il y emmène toute sa famille. Le fils retombe assez rapidement sur ses pattes. Puisqu'il décroche un job aux studios Apple, pour y travailler en compagnie des Beatles. On le retrouve en 1975, au sein de Blondie. Membre originel du combo, il n'y séjourne cependant que huit mois. Pour rejoindre le groupe de Patti Smith. Il y restera jusque la dissolution de la formation. Soit en septembre 79. Un épisode marqué par l'enregistrement de quatre elpees, pour lesquels il écrit ou coécrit la quasi totalité des compositions. Guitariste pour Iggy Pop, le temps de commettre "Soldier" et "Party", il embrasse alors une carrière de musicien de studio et de producteur. John Cale l'enrôle cependant pour tenir la râpe sur "Cowgirls get the blues". Figurez-vous que même Bowie a repris une de ses compositions, et que Bono ainsi que Tina Weymouth (Talking Heads) lui vouent une grande admiration. Mais allez comprendre pourquoi il vient seulement de commettre son premier album solo? Une œuvre découpée en douze fragments de pop mélancolique, que stimulent des accords de guitare chatoyants, légèrement reverb, dispensés à la manière de Lloyd Cole, lorsqu'il était encore flanqué de ses Commotions. A moins que ce ne soit l'inverse! Et pour que l'information soit complète, sachez que pour la circonstance, John Cale et Patti Smith lui ont renvoyé l'ascenseur.

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