Bien que londonien, ce trio pratique un style musical qui aurait tout aussi bien pu appartenir à la scène ‘no wave’ new-yorkaise du début des eighties. Sorte de trash/ punk/jazz/noisecore habilité à s'évader dans l'univers torturé de Captain Beafheart, de Butthole Surfers ou du Vander Graaf Generator. Donc prog rock dès que Ligament a recours aux cuivres. Un groupe qui possède en la personne de Ray Hill, un formidable bassiste. Et surtout un catalyseur sonore. Ses interventions mordantes, stimulantes, grondantes, fluides, canalisant le flux sonore filandreux pour le transformer en une véritable mélodie, où à l'instar d'un Sonic Youth, les cordes de guitares peuvent s'éclater comme sur le superbe "Renius", où les vocaux trafiqués pressurent vos tympans à la manière d'un Mark E Smith...

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