Labradford nous entraîne dans une spirale multidimensionnelle à la découverte de paysages psychédéliques chatoyants, cosmiquement paisibles. Réduit depuis peu à un duo composé de Carter Brown et de Mark Nelson, Labradford croit fermement à la dimension spirituelle de l'exploration sonore. La voix est volontairement sous-employée, confessionnelle, enfouie profondément à l'intérieur du brouillard instrumental. Les drums absents à l'instar d’Hugo Largo. Rien que des cordes de guitares, des synthés et une pléiade de pédales de distorsion. A conseiller aux consommateurs d'ambient qui regrettent les élucubrations sonores commises par Eno et Fripp au cours des seventies...