Il est bien loin le temps où Lush émargeait à la noisy pop angélique. Où sa musique s'élevait dans l'éther atmosphérique ‘mybloodyvalentinesque’ ou se chargeait d'esthétisme glacé ‘cocteautwinesque’. Sur "Lovelife", il ne demeure d'ailleurs plus que de vagues traces de ce lointain passé. Notamment sur le simple "Single girl" et puis surtout sur les deux derniers titres, "The childcatcher" et "Olympia". Pour le reste, on se rend bien compte que la bande à Emma Anderson et à Miki Berenyi a décidé de s'ouvrir de nouvelles perspectives sonores. Plus extroverties. Plus basiques. Jarvis Cocker, chanteur et leader de Pulp, partage ainsi les vocaux avec Miki sur "Ciao!", alors que "Ladykillers", futur single, et "Heavenly nobodies" émargent à la new wave de la new wave. Respectivement inspirée par Echobelly puis par Elastica. Enrichi d'orchestrations beatlesnesques, "I've been here before" aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire de Boo Radleys alors que "Last night" adopte un profil filmique, presque ‘eniomorriconesque’. Bien que bénéficiant du concours d'une section à cordes, "Papasan" et "Tralala" flirtent avec la romance minimaliste. Reste "500", dont le phrasé de guitare semble avoir été repiqué sur l'album "Forever Fleshtones" du mythe new-yorkais... Rafraîchissant!

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