A l'aube de ses 50 piges, James Osterberg ne s'est jamais senti aussi en forme. Le voilà même qui projette de remonter les Stooges en compagnie des frères Asheton, alors que la bande est en bisbille depuis plus de vingt ans. En attendant de voir, et surtout d'entendre, ce que le groupe le plus violent et le plus extrémiste de la fin des sixties a encore dans le ventre, ou du moins ses restes, l'Iguane nous revient avec un album solo. Un disque qui nous met déjà au parfum de ses intentions futures. Non seulement "Pussy walk" et "Knuckelhead" paraissent sortir tout droit de "Raw power", mais le morceau de plastique renoue avec l'urban rock immédiat, hymnique, suffocant de Detroit. Consomme à nouveau cette électricité destructrice, qu'il avait délaissé ces derniers temps pour parfaire les "Blah, blah, blah", "Brick by brick" et autre "American Caesar". Hormis la ritournelle dispensable "Outta my head", et un "Shoeshine girl" sculpté dans les cordes de guitare acoustiques, les huit autres fragments crachent un garage venimeux, rampant, purulent, sauvagement abrasé par le vocal grave, viril, sensuel de Pop...

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