Squarepusher est le pseudo de Thomas Jenkinson, un Anglais âgé de 37 ans qui milite sur le prestigieux label Warp Records. Branché à la fois sur le jazz et d’électro, il a participé activement au développement de cette écurie ; et pour cause, à ce jour il a publié pas moins d’une douzaine de disques, Eps et albums confondus.
Maintenant, il faut avouer que depuis quelque temps, l’artiste rencontre une certaine baisse de régime et de créativité. Ses précédents essais ont d’ailleurs plutôt déçu. « Ufabulum » constitue donc sa nouvelle œuvre. Et à première écoute, les 10 titres semblent nous replonger dans de la vieille électronica analogique comme on l’aime. Et c’est tant mieux ! Alors ce retour aux premières amours de Thomas est-il concluant ? Ben, finalement, ce bond en arrière n’est pas totalement concluant. Bien sûr, l’elpee recèle des titres séduisants, comme « 303 Scopem Hard » ou « Unreal Square » (NDR : mon coup de cœur !) Des pistes qui fleurent bon les synthés des années 90. Evoquant les mixes des consoles 8 bits, ils toucheront les plus geeks d’entre nous. Une époque bénie de la musique électro britannique dont on se souvient avec plaisir.
Malheureusement, la plaque concède des plages dispensables. A l’instar de « 4001 » ou de « Drax 2 ». Des morceaux qui éprouvent toutes les peines à démarrer. En outre, criblés d’effets spéciaux, ils finissent par exaspérer. Quant au titre maître, « Ufabulum », on a l’impression qu’il ne sait pas trop sur quel pied danser. Un comble pour un artiste dont l’expression sonore est censée animer les dancefloors.
Bref, un disque inégal pour Jenkinson qu’on a déjà connu sous un meilleur jour…

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