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I'm gone

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Kent ‘Omar’ Dykes est originaire de McComb, dans le Mississippi, à l’instar d’un de ses vieux maîtres, le légendaire Bo Diddley. Son premier groupe, il le fonde dès son plus jeune âge. Une formation qu’il va bientôt baptiser The Howlers. En 1976, décide d’émigrer à Austin, au Texas. Ce qui va l’encourager à jouer le blues des pionniers. Celui des Howlin' Wolf ou Hound Dog Taylor. Son premier elpee ne paraît qu’en 1980. Il s’intitule "Big leg beat". Il récolte un succès local. Mais dans la foulée, les Howlers vont publier 13 albums au cours des 15 années qui vont suivre.

A partir de "Boogie man", paru en 2003, il décide de collaborer auprès d’autres musiciens pour l’écriture. Et en particulier Ray Willie Hubbard, Alejandro Escovedo ou Stephen Bruton. Il commet encore un opus flanqué de ses fidèle Howlers, en 2006, "Bamboozled", puis grave deux elpees en compagnie de Jimmy Vaughan, "On the Jimmy Reed Highway" en 2007 et "Big Town Playboy" en 2009, sans oublier "Chapel Hill", pour lequel il reçoit le concours de Nalle et Magic Slim, en 2008. Et puis c’est le silence absolu. Avant qu’il ne refasse surface au cours de cette année, en publiant trois long playings en quelques mois. Soit ce "I'm gone", une compile intitulée "Essential collection", prodiguée par Omar & the Howlers, et "Just a little bit more", œuvre du regretté souffleur Gary Primich auquel il était associé.

Cette nouvelle sortie correspond à la célébration de son 50ème anniversaire sur la scène musicale. Pour la circonstance, Omar est soutenu par le drummer Wes Starr et le bassiste Bruce Jones, une section rythmique qui participent à l’aventure depuis les débuts, soit 30 années. Les sessions se sont déroulées au sein des studios South Lamar, à Austin, des sessions au cours desquelles d’autres potes ont débarqué ; en l’occurrence les gratteurs Derek O'Brien et Casper Rawls ainsi que le batteur Mike Buck et le bassiste Ronnie James.

Cet album passe en revue les goûts musicaux de notre géant au cœur tendre. A l’instar du titre maître. Un pur rock'n'roll qui déménage. Omar n'a rien perdu de sa dextérité sur le manche. Ses doigts parcourent les cordes à la manière de Scotty Moore. Sa voix sert de gouvernail. Il embraie par "All about the money", un bon vieux blues texan imprimé sur un tempo emprunté à son icône, Jimmy Reed. Il enfourche son cheval et part au galop sur les chemins poussiéreux du Far West à la recherche de ce "Drunkard's Paradise", sur un rythme très country. Le Bo Diddley beat introduit "Wild and free", une plage au cours de laquelle la section rythmique soutient à merveille son leader! Le maître nous réserve des envolées très rock’n’roll tout au long du blues shuffle classique "Down to the station ". Il y manifeste une facilité déconcertante. Instrumental, "Lone star blues" est un texas blues indolent et généreux qui ne manque pas de relief. Autre instrumental, "Omar's boogie" est un exercice de style bourré de petites astuces techniques épatantes. Proche des racines, Omar chante passionnément "Goin' back to Texas". Une douceur communicative nous suggère l’étreinte tout au long du torride et mélancolique "Let me hold you", une piste au cours de laquelle Omar communique son mal-être de l'instant. Direction plein nord. Vers Memphis, dans le Tennessee. Pour un blues/rock intitulé "Move up to Memphis". Signé John Lee Hooker, "I'm mad again" est le blues lent de circonstance. Le riff est répété à l’infini. Puissante, caverneuse, brûlante, concédant des accents dramatiques, sa voix rappelle le légendaire Howlin' Wolf. D’excellente facture, cet elpee s’achève par "Take me back (to Mississippi)". Un flirt entre le country blues et le rockabilly qui nous ramène aux premières années de sa carrière musicale. Et la guitare y est tout simplement magique. Welcome back Mr Dykes!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Omar Kent Dykes
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Big Guitar Music
  • Date: 2012-06-19
  • Rating: 5
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